La Tribune : 30/10/09 - Peut-on déterminer à quel moment la bourse est surévaluée ?
Peut-on déterminer à quel moment la bourse est surévaluée ? Didier Coutton - Professeur
de finance à BEM (Bordeaux Ecole de Management).
En dehors des krachs et des bulles boursières, il est difficile d’affirmer que les marchés sont sous ou surévalués. Nous proposons toutefois trois pistes de réflexion permettant de se forger une opinion.
La première est de comparer les performances historiques et celles des dernières années. Selon le principe de régression vers la moyenne, des valeurs statistiques finissent toujours par converger vers leur moyenne. Autrement dit, les rendements boursiers fluctuent autour de leur moyenne historique.
La Tribune : 12/10/09 - Le CAC 40 est-il un bon indicateur de la performance boursière ?
Le CAC 40 est-il un bon indicateur de la performance boursière ? Didier Coutton - Professeur
de finance à BEM (Bordeaux Ecole de Management).
Porté sur les fonds baptismaux le 31 décembre 1987 avec une valeur de
1.000 points, le CAC 40 va achever sa 22e année de service… et de
vicissitudes. Il a connu son plus-bas le 29 janvier 1988 à 893 point
s
et une année noire en 2008 (– 43 %). Il a aussi vécu des heures de
gloire avec un plus-haut le 4 septembre 2000 à 6.944 points et une
année d’euphorie en 1988 (+ 67,4 %). Il a doublé dans ses deux
premières années d’existence, mais il faudra attendre neuf ans pour
qu’il passe de 2.000 à 4.000 points. Il est aujourd’hui au même niveau
qu’il y a onze ans. Cette forte volatilité et sa faiblesse actuelle
laissent songeur. Est-il un bon indice ?
La Tribune : 11/07/09 - La crise en a encore pour longtemps
La crise financière prend fin. Mais quand prendra fin la crise économique ? Les réponses de l’histoire. Par Didier Coutton Professeur de finance à Bordeaux Ecole de Management et Docteur en sciences de gestion.
La crise économique risque d’être longue avant une reprise durable de la croissance. C’est ce que nous enseigne l’observation des cycles économiques. Car le développement économique est une succession de périodes d’expansion et de contraction. Ces fluctuations ne sont pas régulières, mais leur caractère cyclique n’est pas contesté. L’évolution historique les prix et de la production (PIB) met en évidence un cycle majeur (cycle de Kondratieff de 40 à 60 ans) et des cycles mineurs plus difficiles à discerner (cycles de Kitchin de 7 à 11 ans et de Juglar de 3 à 4 ans). Ils confirment l’instabilité du capitalisme.
L’année 2008 ne sera pas une exception. Les longues périodes de hausse se terminent toujours par une crise boursière sévère : 1882, 1913, 1929, 1958 et 1987. Idem après un choc pétrolier : 1973 et 1981. Heureusement, les plongeons boursiers sont suivis d’une reprise, mais il faut savoir être patient : 5 ans après la crise de 1882, 3 ans après celles de 1913 et de 1929, 1 an après les crises de 1958 et 1987, 2 ans après l’explosion de la bulle Internet. Désormais, le SBF 250 (corrigé de l’inflation) est proche de son niveau historique moyen. Mais une nouvelle baisse n’est pas exclue, elle est même probable si l’on observe le passé. En effet, après 5 années successives de hausse comme entre 2003 et 2007, une année de forte baisse comme en 2008, le marché français baisse plus souvent (comme en 1883, 1914, 1930 et 1944) qu’il ne monte (comme en 1959 et 1988).
La Tribune : 19/12/08 - "Alerte aux abus du Livret A"
Didier Coutton, professeur de finance, dénonce le manque de contrôle sur la détention du Livret A, légalement limité à un par personne. Un principe que l'ouverture de ce marché à la concurrence bancaire risque de battre en brèche.